Corentin Sellier sélectionné en équipe de France sourd

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Tout roule pour Corentin. À seulement 18 ans, le jeune Sottevillais a été sélectionné en équipe de France sourd pour disputer les Deaflympics (Jeux Olympiques des sourds) en mai 2022. Partiellement malentendant depuis sa naissance, le jeune gardien de but évolue cette saison dans l’effectif du Cercle Seino Métropolitain à Oissel en nationale 2.

On aurait pu croire que le handicap du jeune handballeur l’empêcherait d’évoluer dans des championnats régionaux voire nationaux, pourtant il a réussi à gagner sa place dans le groupe de nationale 2 depuis la saison 2020-2021 (annulée en raison de la crise sanitaire). « Mon handicap n’est pas un problème sur le terrain. Grâce à mon poste de gardien de but, je suis face au jeu et je peux compenser ce que je n’entends pas avec ma vue. Il m’arrive parfois d’être en difficulté pendant les entraînements lorsque le coach donne des indications à l’autre bout du terrain, mais il suffit qu’on me répète les consignes une seconde fois pour que je comprenne » nous confie Corentin.

« À 8 ans, j’étais dans un fauteuil roulant »

Une belle histoire qui n’aurait pu jamais voir le jour sans la persévérance de Corentin. Alors âgé de 8 ans, il est atteint d’une ostéoporose qui l’oblige à rester cloué dans un fauteuil roulant. Il faudra plus de 3 ans de traitement et de nombreuses séances de rééducation pour que Corentin puisse à nouveau pratiquer un sport. « Dès que j’étais en capacité de reprendre le sport, je suis retourné prendre une licence de hand. J’avais besoin de courir, de sauter et de bouger sûrement plus que les autres enfants ! » s’exclame le jeune licencié du SSCC Handball.

 « Jouer pour la France, c’est une fierté »

« Lors de mon premier rassemblement en novembre 2021 à Avignon, j’étais très fier de porter le maillot bleu. J’y ai découvert un groupe très varié, des joueurs provenant des quatre coins de la France et de championnats différents. Nous avons encore besoin de temps pour créer un groupe soudé et trouver des automatismes sur le terrain mais nous sommes sur la bonne voie » s’enthousiasme le gardien de but de l’équipe de France.

Un autre rassemblement est prévu en février 2022 pour préparer l’équipe de France avant l’événement international. Organisés tous les quatre ans, les Deaflympics ont vu le jour pour la première fois en 1924. C’est la plus ancienne compétition multisports après les Jeux Olympiques. Seuls les athlètes ayant un seuil d’audition de moins de 55 décibels et ne disposant pas de dispositif de correction auditif peuvent participer. Au mois de mai 2022, plus de 3 000 athlètes se retrouveront à Caxias Do Sul au Brésil pour les 24ème Deaflympics.

Section Handball du SSCC
06 01 87 99 85

 

À lire aussi : Un mois de la santé en marchant pour rester en forme avec Sotteville

L’art de révéler le monde

Les avez-vous remarquées, ces bulles de ciel qui ont germé sur la façade de la bibliothèque municipale ou sur la place de l’hôtel de ville ? Elles sont l’œuvre de l’artiste sottevillais Jean Luc Goupil. Bien sûr vous n‘aurez pas pu le savoir car à aucun moment l’artiste n’a signé son œuvre nommée “c«i»eux qui regardent”. « L’objectif n’est pas de me mettre en avant, mais d’abord de faire se réinterroger les passants sur des choses simples de la vie que nous avons tous sous les yeux et que pourtant nous ne voyons plus ».

C’est l’humain, sa pluralité et sa place dans la biosphère qui anime le travail de Jean Luc depuis ses débuts. Ce globetrotter amoureux des voyages, des rencontres, des gens… de la vie tout simplement, ne se prédestinait pas particulièrement à une carrière artistique. « Je suis entré aux beaux-arts de Rouen en 1988 alors que je griffonnais quelques dessins dans mon appartement et je me suis tout de suite senti comme un poisson dans l’eau ! » Diplômé en 1993, c’est la sérigraphie qui constitue la colonne vertébrale de sa démarche artistique.


« J’imprime sur des objets que je récupère. Il y a donc d’un côté, l’image photographique qui, en tant que fragment d’instant de réel, est témoin d’un monde extérieur. Et d’un autre côté, l’objet, qui de par sa nature ou sa fonction, confère un aspect plus émotionnel, plus proche de notre propre histoire. Par l’association de l’image à l’objet, je cherche à faire ressurgir une réalité qui leur serait commune. Lorsqu’un objet a des «stigmates» d’images du réel, sa lecture devient très différente. On ne l’aborde plus simplement par sa forme, sa fonction ou sa couleur, mais il devient alors un élément de mémoire, lié à une histoire individuelle, ou plus encore à la représentation de l’histoire universelle ».

Dans les œuvres de Jean Luc Goupil, le ciel est régulièrement représenté.

« Mes œuvres, comme toutes les précédentes parlent toujours de l’homme et de sa condition dans le monde du vivant, mais en se tournant «résolument» vers les ciels bleus, espaces de tous les possibles… »

Dans son parcours artistique, Jean Luc capte l’évolution de la société, ses travers et ses contradictions. Il utilise également la sculpture pour évoquer soit des problématiques environnementales ou bien une pluralité du monde, tout en mettant en regard une certaine hypocrisie dans la prise de conscience collective.

 

Au fils du temps Jean Luc a souhaité orienter son travail de manière à ce qu’il véhicule une image plus poétique. Avec c«i»eux qui regardent, pas de message ou de revendication particulière, il surprend avec un élément simple, commun à tous.  Il rappelle à celles et ceux qui ne lèvent pas la tête lorsqu’ils marchent dans la rue que le ciel est là et que l’observer permet de trouver une certaine sérénité. Il songe ainsi à reproduire la démarche dans les stations de métro parisiennes. « Je fais de l’indispensable inutile, mais indispensable. L’art ce n’est pas inventer des choses mais les révéler. »

Les œuvres de Jean-Luc sont donc bel et bien là pour interpeller. Elles sont éphémères  mais l’ensemble de son travail trouve écho dans ses « Carnets de voyage ». Des archives visuelles, des images qu’il réalise depuis 1991. Ces carnets au nombre de vingt-cinq sont en perpétuelle évolution. Ils continuent à évoluer en fonction des photographies utilisées dans ses sculptures et sérigraphie. Des carnets où chaque page illustre une histoire qui mises bout à bout racontent l’histoire de l’Homme dans sa diversité et sa relation avec le monde qui l’entoure.

Consulter le book de Jean-Luc Goupil

Le sens du contact – portrait #9

SEMAINE DU SPORT AU FEMININ

D’un naturel enthousiaste, Annick Charamadas a le sens du contact. Agent d’accueil à la piscine municipale depuis 18 ans, Annick est comme un poisson dans l’eau !  « A la piscine je côtoie toutes les générations, des  hommes, des femmes, les enfants, les parents et les grands-parents. J’ai la parole facile alors le contact passe bien avec toutes celles et ceux que je rencontre ». Dynamique elle ne reste jamais très longtemps inactive. Elle a ainsi fait partie d’une association sportive et culturelle euro chinoise pendant des années. « J’ai pu y découvrir d‘autres cultures à travers la cuisine, les langues mais aussi et surtout les arts martiaux ». Annick a tellement d’énergie à revendre qu’elle pratique pendant 20 ans plusieurs arts martiaux : du judo au karaté en passant par le Taï-chi, le Qi gong, le Pilates et plus récemment le yoga !
Toujours de bonne humeur, Annick peut parfois être maladroite ou tout simplement manquer de chance. « A 61 ans, j’ai déjà fait l’expérience de trois traumatismes crâniens dont un coma… auxquels il faut ajouter, une entorse et les ligaments croisés… En bref, Pierre-Richard n’a qu’à bien se tenir !». Elle pense malgré tout que la pratique d’une activité sportive est essentielle.
« La place des femmes dans le sport est un long combat, toutefois la pratique féminine se développe. J’invite toutes les femmes à pratiquer une activité d’autant plus que cela réduit de 10 à 20% le risque de cancer du sein. » Enfin Annick a aussi et surtout une oreille attentive. C’est pourquoi elle a tout de suite accepté de venir donner un coup de main au centre de vaccination sottevillais depuis son ouverture : « Je me sens utile, je suis emphatique, j’aime détendre l’atmosphère et dans un contexte anxiogène les gens aiment se confier ».

 

Du 6 au 14 mars, retrouvez chaque jour un portrait de femme particulièrement investie dans le sport sottevillais.

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La grande famille du foot – portrait #8

SEMAINE DU SPORT AU FEMININ

Il y a 4 ans, Sandra François-Charles intègre le bureau du SSCC football en tant référente des sections féminines. « Je suis la première femme élue à ce poste » se félicite-t-elle non sans rappeler que « beaucoup de mes collègues masculins – je pense notamment à Philippe Le Gall ou encore à Arnaud Nunes qui a pris sa retraite du club cette année – ont largement œuvré pour la féminisation et la structuration des sections féminines. Reste que je suis une maman qui fréquente les bords des terrains depuis de nombreuses années d’abord pour suivre mon fils, qui joue depuis 12 ans (il a aujourd’hui 17 ans) au SSCC football, puis ma fille, Cloé, qui a commencé le foot à 7 ans, d’abord en équipe mixte avant de rejoindre la première équipe féminine U8-U10. Elle est aujourd’hui en U13 et s’épanouit totalement. Quand son emploi du temps est devenu trop dense pour mener de front école, foot et danse, Cloé a choisi de raccrocher les ballerines et de garder les crampons ! »

Supportrice de la première heure de ses enfants, Sandra-François Charles est naturellement devenue la porte-parole des parents. « Le rôle des parents est essentiel. Ce sont eux qui accompagnent, qui supportent, qui valorisent les progrès. Sans l’investissement des parents, aucune école de foot ne tiendrait la distance. D’autant plus chez les féminines où la pratique n’est pas aussi démocratisée » insiste la dirigeante. « Il est ainsi plus difficile de trouver des financements et des sponsors quand il s’agit d’une équipe de filles. C’est aussi plus difficile de trouver des championnats à proximité, les déplacements sont donc plus longs. Heureusement les choses bougent au fur et à mesure. Le football féminin gagne des galons, en partie grâce à notre équipe nationale. A ce titre, le club a souhaité emmener les jeunes filles de la section assister aux matchs au Havre à l’occasion de la coupe du monde. Elles y sont allées accompagnées de quelques papas du club et je peux vous assurer que tout le monde est revenu enchanté et conquis ! Pour moi le foot n’est pas une histoire de genre, c’est avant tout une histoire de famille. »

 

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La relève est assurée – portrait #7

SEMAINE DU SPORT AU FEMININ

Que l’Auto-cycle Sottevillais soit un club créé en 1899, qu’il ait accueilli l’un des plus grands champions français, que le maillot que Valentine et Alizée portent sur leurs épaules soit connu dans la France entière, leur importe peu. Ce qui les intéresse en cette matinée  hivernale et glaciale de février, c’est d’aller vite pratiquer leur activité favorite !

A 11 et 7 ans, ces deux jeunes filles, heureuses et épanouies, sont accros au vélo. Après avoir essayé d’autres sports, la tradition familiale les a rattrapées, et comme Papa ou Papi, elles ont enfourché un vélo de course. Pour Alizée, le rituel est bien en place. Le vendredi c’est dodo chez les grands parents pour être à l’heure à l’entraînement le lendemain à 10h sur le complexe sportif Jacques-Anquetil. Pour Valentine, ce rendez-vous hebdomadaire est une bonne raison de prendre l’air et de pédaler avec son père.

La séance se déroule sur le plateau sportif avec des parcours mis en place par Eric, l’entraîneur, et d’autres passionnés du club, tout heureux de voir la relève assurée dans cette école de cyclisme qui commence à se faire une sacré renommée. Avec des jeunes filles sérieuses et attentives comme Valentine et Alizée nul doute que lorsque la saison des courses reprendra, on va encore entendre parler de l’ACS dans la région.

En attendant, il faut s’appliquer pour suivre le parcours avec des virages serrés ou des accélérations en mode sprint. Pour le moment, l’initiation se fait sur le plat. Et heureusement parce qu’Alizée « n’aime pas les montées… ». Ce qu’elle aime par contre, c’est Warren Barguil et aussi Julian Alaphilippe, tout comme Valentine, deux champions qu’elles ont suivi lors du Tour de France.

Souhaitons-leur de connaître la même destinée !

 

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Canelle en interview – portrait #6

SEMAINE DU SPORT AU FEMININ

Bonjour, peux-tu te présenter ?
Bonjour ! Je m’appelle Canelle Dantrègue, j’ai 25 ans et je pratique le basket-ball depuis 11 ans.

Quel est ton parcours sportif ?
Issue d’une famille de sportifs, j’ai débuté le sport très jeune par le judo, puis la natation et depuis l’âge de 15 ans, le basket-ball est devenu ma passion.
En 2010, j’ai débuté mon apprentissage à l’ASPTT Rouen en catégorie U17, ensuite j’ai rejoint le club de Sotteville en U20, puis une année plus tard j’ai intégré Césaire-Levillain pour jouer en U20 et en Senior. En 2015, je suis revenue à mes « premières amours » à Sotteville où je suis joueuse en Pré-National.
Parallèlement à cette activité sportive personnelle, j’ai suivi un parcours professionnel avec une Licence STAPS, un BPJEPS et un CQP Technicien Sportif de Basket-ball. Cette activité professionnelle s’est d’ailleurs enracinée avec mon intégration dans le club de Sotteville au sein duquel j’encadre des équipes jeunes depuis 2013. Depuis que j’ai débuté ma « carrière » d’éducatrice sportive, j’ai la chance d’avoir eu à gérer un certain nombre de catégories allant de U13 à seniors, filles et garçons, ce qui a renforcé et complété mes compétences et expériences tant sur les méthodes d’apprentissage que sur les questions de pédagogie.

Quel est ton rôle au sein de ton club ?
Bien évidemment, mon rôle est prioritairement d’être sur le terrain (animation et encadrement des équipes), mais pas que ! Mes missions sont également administratives (communication avec les licenciés, les parents, le Service des Sports, sur les réseaux, planning des matchs, gestion des licences, préparation du tournoi Louis Mougin…). Je suis également membre du bureau pour travailler sur les évènements  et les projets à venir.
En 2019, le club a lancé une section « Sport-Études » en collaboration avec le collège Émile Zola dont je suis l’éducatrice principale d’un groupe de 13 stagiaires (filles et garçons) de 6ème et de 5ème avec qui nous avons un double objectif, sportif et scolaire.
Cette année (qui est déjà bien entamée et pendant laquelle nous n’avons pas eu l’occasion de faire grand chose), je coache l’équipe U13 masculine régionale et l’équipe 3 féminine qui évolue au niveau Pré-Régionale.

Que penses-tu du sport féminin ?
Du mieux ! Enfin une reconnaissance de la gente féminine grâce aux performances des femmes dans plusieurs disciplines telles que le football (Eugénie LE SOMMER), la natation (Laure MANAUDOU), le tennis (Amélie MAURESMO) et bien sûr le basket-ball (Céline DUMERC) … Mais de gros efforts restent à faire sur l’équité des salaires, sur la reconnaissance du sport féminin, notamment de la part des médias mais aussi sur la nécessité de féminiser l’encadrement, l’arbitrage, les dirigeants … Pour s’identifier, les filles ont besoin de modèles de réussite donc d’encadrement féminin.
Il faut rappeler que le basket-ball est le sport collectif le plus pratiqué par les femmes depuis de nombreuses années et c’est une belle fierté ! Le plus difficile n’est pas d’être le numéro 1 mais bien de le rester … Alors, attention Messieurs, les filles arrivent …

 

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Le skate, c’est chouette ! – portrait #5

SEMAINE DU SPORT AU FEMININ

Si Suzanne se fait tirer le portrait pour la semaine du sport au féminin 2021, c’est qu’il n’y en a pas tant que ça de filles qui pratiquent son sport : le skateboard. Et d’ailleurs, elle est l’une des seules à venir chaque mercredi au skatepark couvert de Rouen. En même temps, elle s’en fiche, ce qui lui plaît c’est d’abord de retrouver son entraîneur préféré : Christophe.

Avec lui, depuis deux ans, elle a progressé, apprenant à placer ses pieds « sur les vis » du skate, à sauter sur la planche ou à monter de plus en plus haut sur les plateformes et à glisser pour faire le plein de sensations. Pour les parents, pas d’inquiétudes. Suzanne est protégée, casque, genouillères et protection des poignets et vue sa motivation, il semblerait qu’ils doivent faire les allers-retours à Rouen pendant encore un bon moment.

Et oui, parce que Suzanne sait que le skateboard fera partie des sports olympiques en 2024 et du haut de ses 7 ans, elle s’y verrait bien, « pourquoi pas ? » lance-t-elle. Il faut dire qu’avec des posters de Tony Hawk, la légende du skate planétaire, dans sa chambre, elle a le droit de rêver.

Si elle devait motiver ses copines de l’école Michelet, elle miserait sur le fait que « le skate c’est chouette », sans autre artifice. Entre ses dessins de princesses et son skate vert, jaune et rouge, elle ne se prend pas la tête, elle vit sa vie d’enfant sans se poser trop de questions. Et finalement, ne serait-ce pas une réflexion saugrenue d’adulte que de penser qu’une jeune fille qui skate, ça mérite d’être mis en lumière ?

Rendez-vous en 2024, Suzanne !

 

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Les dimensions du bien-être – portrait #4

SEMAINE DU SPORT AU FEMININ

Educatrice sportive à la Sottevillaise, Sandra Lagache anime les cours de plus de 350 sottevillais, « de 10 à 12 ans pour les plus jeunes à plus de 85 ans pour notre doyenne » précise-t-elle. Prof de fitness mais pas seulement, Sandra n’a de cesse d’adapter ses contenus aux attentes, aux motivations et aux envies. « Il y a bien sûr les séances classiques de stretching et de renforcement musculaire qui ont toujours autant d’adeptes. Certains préfèrent travailler les muscles profonds grâce au Pilates. D’autres personnes souhaitant développer leur capacité cardio-vasculaire vont plutôt favoriser les « hit ». Et puis il y a ceux qui ne jurent que par la musique et la danse avec les séances de zumba. Je mets un point d’honneur à bien cerner mon public pour proposer des activités qui correspondent exactement à ce qu’il souhaite faire. Pour cela, je suis régulièrement en formation. »

Sandra vient ainsi d’achever un parcours en trois actes qui va lui permettre de proposer des séances de gym santé. « En partenariat avec le corps médical, sur prescription, je peux désormais accompagner des personnes atteintes de maladies chroniques, de problèmes de dos ou encore des personnes qui viennent par exemple de combattre un cancer et qui ont besoin de retrouver une certaine forme physique voire du lien social. Le bien-être est mon credo car je crois que l’un ne va pas sans l’autre : pour être bien dans sa tête, il faut être bien dans son corps » Un principe qui guide Sandra de longue date. «Je suis l’exemple d’une reconversion réussie ! Cela fait 12 ans que je suis éducatrice sportive. J’ai toujours été sportive, gymnaste, mais j’ai débuté ma carrière professionnelle dans l’esthétisme avant de céder à un job alimentaire en usine. A la naissance de mon fils, j’ai décidé de tenter le tout pour le tout et d’allier ma carrière professionnelle avec mes aspirations personnelles. Et voilà comment je suis devenue prof de gym. » Si la plupart de ses élèves sont des femmes, Sandra s’accorde à dire que les choses vont dans le sens de davantage de mixité «  Il y a 10 ans je n’étais pas sollicitée pour mes compétences quand il s’agissait par exemple de renforcer le cardio auprès des jeunes garçons. Aujourd’hui le regard n’est plus le même. Dans le staff, on travaille main dans la main et de plus en plus de messieurs fréquentent mes cours. »

 

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Toutes lauréates – portrait #3

SEMAINE DU SPORT AU FEMININ

Elles ont été mises à l’honneur par leur club respectif pour leur performance, leur motivation, leur investissement : voici les lauréates de la soirée des sportifs sottevillais 2020 !

Performances sportives

Honorine LALLEMAND de La Sottevillaise : Honorine a été Championne départementale et régionale en 2020. Avant l’annulation des compétitions, Honorine était bien partie pour se qualifier au championnat de France !

 

 

 

Sarah DELAMARE et Emma CHAMBERIN de l’Agglo Sud Volley-Ball 76 : Ces deux Sottevillaises sont Championnes de Normandie en Beach Volley.

 

 

Notissia MENDY de la section judo du SSCC  : Notissia est valorisée pour avoir été reçue au passage du diplôme d’assistant club malgré la crise sanitaire. Elle s’implique fortement dans le fonctionnement du club ainsi que dans les différentes animations municipales telles que le Ludosport, Un été au stade…

 

 

Les actrices associatives

 

Claire FROMENTIN de la section gymnastique volontaire du SSCC : Claire participe activement à de nombreux cours de gym en saison normale mais aussi en vidéo pendant le confinement. Elle a également assuré les séances de gymnastique lors du dispositif Un Eté au Stade… et tout cela avec le sourire !

 

 

 

Zélie ANDRIEU DECOSTER de la section lutte du SSCC : Zélie intervient depuis un an au Ludosport.

 

 

 

Stéphanie DIEVART de la section lutte du SSCC : Elue secrétaire du club l’année dernière, Stéphanie renforce avec bonne humeur et professionnalisme l’équipe du bureau.

 

 

Virginie DENIS de la section basket-ball du SSCC : Entraîneur des U11 filles depuis une quinzaine d’année, Virginie est aussi infirmière au CHU de Rouen. “Nous voulions la mettre en avant dans cette période sanitaire délicate car il est difficile de jouer sur les deux tableaux avec compétences entre les entraînements, les matchs et sa situation professionnelle. Bravo à toi Virginie, merci pour ta disponibilité et… bon courage !

 

Section judo du SSCC : Le club souhaite valoriser  Corentine MARTINEZ et Anaïs CARRIER (associées à Enzo MALANDAIN et Mathéo MARTINEZ)  pour leur participation à la vie du club (tenue de stands lors des différentes manifestations sportives ou associatives…). Le bénévolat et leur bonne volonté doivent être récompensés cette année !

 

L’équipe de bénévoles du Full Contact Sottevillais : Le club souhaite mettre en avant cette équipe de bénévoles toujours présente dans les manifestations et animations sportives de l’association. Ces personnes disponibles et motivées sont très dynamiques. Pendant le gala annuel, elle assurent notamment l’accueil des VIP, la tenue de la buvette et la partie sponsoring de la manifestation. Bravo à Elise LIEVROUW, Stéphanie LEBOUCHER, Patricia BALDACCHINO, Alicia LEMAIRE, Iris BALDACCHINO, Jennifer ROUSSELIN, Sabrina DUPUIS et Magalie VIGREUX.

 

 

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Un statut international – Portrait #2

SEMAINE DU SPORT AU FEMININ

A 38 ans, Sophie Cauvin est l’une des 5 arbitres internationales féminines de lutte en France. Alors qu’elle n’est âgée que de 3 ans, elle découvre la discipline lors d’une séance d’initiation.

J’ai tout de suite accroché et intégré un club avant de rejoindre Sotteville à mes 6 ans. J’ai voulu m’investir davantage et j’aidais les arbitres en m’occupant du chronomètre par exemple“. Dès ses 16 ans, Sophie obtient son examen d’arbitre régional puis à 18 ans celui d’arbitre national. En parallèle, elle continue à combattre. « Je me suis blessée à 16 ans (double rupture des ligaments croisés des 2 genoux ) et j’aurais du arrêter les combats mais j’ai continué jusqu’à mes 26 ans… ».

En 2010 elle passe son examen d’arbitre international de catégorie 3. Puis catégorie 2 en 2017… Sophie aurais pu obtenir son diplôme de catégorie 1 qui lui aurait permis d’arbitrer aux jeux olympiques de la jeunesse de 2018 à Buenos Aires mais…« Être une femme dans ce milieu n’est pas difficile sauf lorsque l’on est comme moi plus ronde que les autres, cela rajoute des barrières … heureusement ce n’est pas ça qui va déterminer mes ambitions et objectifs… Les mentalités évoluent mais cela prend du temps… » Alors peu importe, Sophie a fait ses preuves et bien plus. « Lors des compétitions où j’arbitre, je participe à des séances de sport avec le corps arbitral, ça m’éclate et je suis une bonne camarade. Je sais aussi m’imposer et il le faut lorsque vous êtes entre deux compétiteurs de 130 kilos ». Et c’est avec toute la confiance qui la caractérise que Sophie compte bien obtenir son précieux sésame pour les JO 2024. En attendant elle reste l’une des figures emblématiques du quartier Ferdinand Buisson. « J’aime le contact humain et en tant que coordinatrice de la Maison citoyenne, je prends plaisir à apporter mon soutien et développer des initiatives avec les habitants

 

 

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